Interview : Naïve New Beaters

La Onda, vague electropicale

Interview : Breakbot

By Your Side, une petite faiblesse qui vous perdra...

Album du mois : Sinner DC, Future That Never Happened

Parfaite petite ôde rétro-futuriste sur le label Mental Groove...

Focus : Two Door Cinema Club

Beacon, une livraison quatre étoiles...

Fluo Girls

The girls who shine in the night...

Affichage des articles dont le libellé est Culte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Culte. Afficher tous les articles

4.29.2012

10 vidéos electro-rock sexy

Dans notre rubrique Culte, il y a le mot "cul" et il a souvent rimé avec electro et rock. La preuve en images...




Breakbot, Fantasy feat. Ruckazoid
Is Tropical, Lies


Klaxons, Twin Flames


Metronomy, The Bay
  

Make The Girl Dance, Baby Baby Baby


Goldfrapp, Ride A White Horse

Pnau, Solid Ground


Chromeo, Hot Mess


Beni, Someone Just Like You

Lana Del Rey, Blue Jeans

1.10.2011

Ambient story

Musicalement parlant, l’ambient fait appel à des arrangements longs et harmonieux construit autour d’instrumentations jamais trop hautes ou trop appuyées. Ce style aérien utilise les ingrédients suivants : effets sonores environnementaux (bruit du vent, de l’eau...), vocaux éthérés, longs instrumentaux synthétiques, boucles mélodiques répétitives, présence ou absence de rythmiques, instruments ethniques...

Racines 
Le premier musicien ambient fût le français Erik Satie. En 1888, le pianiste compose les “Gymnopédies” qui pevent être considérées comme la première pièce de musique ambient. En 1913, l’Italien, Luigi Russolo, énonce le principe selon lequel tous les bruits de notre environnement créent une véritable composition musicale. Aux Etats-Unis, dans les années 50/60, les musiques destinées à “habiller” certains lieux publics (centres commerciaux, ascenseurs, etc.) font leur apparition. C’est la naissance de la musak qui connaîtra un revival dans les années 90 avec l’easy listening. Le courant répétitif (Philip Glass, Terry Riley, Stockenhausen, etc.) et le rock psychédélique de la fin des 60’s (Pink Floyd, Grateful Dead, etc.) redéfinissent les contours de la musique atmosphérique. Dès 1966, Pink Floyd mélange à ses compositions des cris d’oiseaux, des bruits industriels sur fond de light-show multicolore. A l’instar de Soft Machine, le groupe distille une musique spatiale et mystique directement issue des expériences hallucinogènes de ses membres. C’est à cette période que le rock se scinde en 2 parties : les partisans de la tradition rock’n’roll et les visionnaires qui cherchent à créer de nouvelles structures sonores. Aux débuts des années 70, de nombreux groupes (Cabaret Voltaire, Penguin Café Orchestra, Ash Ra Temple, Amon Düül, Gong, Throbing Gristle, etc.) explorent différentes voies du rock planant et progressif donnant ainsi naissance au “krautrock”, base des expérimentations à venir. Avec Can, Klaus Schulze ou Tangerine Dream, les musiciens allemands apportent leur pierre à l’édifice en distillant un rock électronique répétitif et hypnotique. En France, Jean-Michel Jarre (cf “Oxygene”) et Vangelis (cf la BO de “Bladerunner”) cultivent les mélodies envoûtantes et les nappes synthétiques apaisées. En 79, “Music For Airports” de Brian Eno marque le véritable début de la vague ambient. Dans les années 80, la redécouverte de valeurs spirituelles, chères aux années 60/70, donne naissance au mouvement new-age.

(Re)naissance 
En 1987, le psychédélisme et les idées des 60’s (cf Summer Of Love) trouvent un nouvel écho auprès de la jeunesse anglaise. Quelques mois auparavant, le Dj Mixmaster Morris avait commencé à animer des soirées basées sur des sonorités ambient. En 1989, à Londres, au Heaven, un espace “chill-out” sert d’aire de repos pour les clubbers éreintés par des heures de danse. Alex Paterson (The Orb) mixe des disques de Kraftwerk, Brian Eno avec des bruits environnementaux et des chants tribaux. L’ambient house voit alors le jour avec des formations comme KLF, The Orb, 808 State, etc. Dans les années 90, les musiciens issus de la vague techno/house vont soumettre l’ambient à diverses influences (dub, techno, world, etc.) et donner naissance à une multitude de sous-genres. Le genre fait partie intégrante d’autres styles musicaux mais la production purement ambient est moindre comparé à la première moitié des années 90, période où la trance (dérivé lointain) était à son apogée. Toujours dans les 90's, les ambiances languides se mêlent principalement aux rythmes hip hop (cf le label Pussyfoot) ou jungle (cf la vague intelligent jungle et le label Good Looking). En France, le label F Com produisait quelques perles ambient de haute volée avec les compilations “Musiques pour les Plantes Vertes” (96), “Megasoft Office 1 & 2” (97/98), les disques de A Reminiscent Drive, Nova Nova alors que les américains offrent quelques belles variantes de musiques atmosphériques et hybrides (Thievery Corporation, Tranquility Bass, Tipsy, etc.). En 2000, le genre subsiste toujours à l'image d'un Brian Eno qui réalise en 2010 un parfait album ambient avec Small Craft of a Milk Sea (Warp).

Petit bréviaire des sous-genres
Ambient dub : Le genre se distingue par ses sub-basses, ses sonorités dub/reggae et ses échos électroniques. Principaux artistes : Sub Dub, Higher Intelligence Agency, les compilations “Serenity Dub” du label Incomming...

Ambient space : Dérivé du new age et de la space music, le genre est privé de rythme et se construit autour de longues pièces contemplatives. Principaux artistes : Deeper Than Space, Klaus Schulze, le label Fax de Pete Namlook...

Ambient world : Véritable fusion des musiques traditionnelles agrémentée de rythmes denses et de vocaux envoûtants en provenance de Java, du Niger, du Pakistan ou de l’Equateur. Principaux artistes : Natacha Atlas, Transglobal Underground, Deep Forest...

Ambient pop : Digne héritière du rock planant, cette variante de l’ambient possède des structures similaires à la pop (utilisation de vocaux...) tout en conservant des sonorités aériennes. Ce style se mélange souvent dans les contrées du Trip Hop. Principaux artistes : William Orbit, Enigma, The Starseeds...

Ambient electronic : Descendant direct de la musique de Tangerine Dream, ce courant défriche des paysages sonores extraterrestres en utilisant des nappes synthétiques. Principaux artistes : Biosphere, la série SETI, certains morceaux de Future Sound Of London...

Ambient techno, electronica : Version soft de la techno agrémentée de bleeps, d’ambiances apaisées qui se greffent à des rythmiques appuyées. Principaux artistes : Moby (cf ses premiers travaux), Aphex Twin (“Selected Ambient Works”), Black Dog...

Ambient industriel, Illbient : Vision d’un futur angoissé. Kraftwerk est le premier groupe à avoir mélangé structures ambient et sons industriels. Principaux artistes : Recoil, Disjecta, Panasonic, Paul D. Miller, l’album “Exhibition” de Ryuichi Sakamoto...

10 albums incontournables
1971 - Pink Floyd : “Meddle”
1974 - Tangerine Dream : “Stratosfear”
1984 - The Art of Noise : “Daft”
1986 - Harold Budd : “Lovely Thunder”
1990 - Angelo Badalamenti : “Soundtrack from Twin Peaks”
1993 - Peter Namlook & Mixmaster Morris : “Dreamfish”
1995 - Visit Venus : “Music for Space Tourism Vol. 1”
1995 - Terre Thaemlitz & Bill Laswell : “Web”
1997 - Paul D. Miller : “Viral Sonata”
1998 - Return To The Source : “Ambient Meditations”

Florian S
Photo : DR

2.15.2010

Trip hop story

Ce style typiquement britannique est né à la fin des années 80 suite à de multiples mélanges d’influences comme la soul, le dub ou le jazz, le tout bercé de technologie high-tech et de sonorités électroniques. Aujourd’hui, il peut être considéré comme le son anglais le plus influent des années 90, capable de réconcilier les genres et les générations et dont l’influence à atteint toutes les sphères musicales.

Melting-Pot sonore
D’un point de vue historique, on rattache communément les origines du trip hop aux versions instrumentales issues des faces B des productions de hip hop des années 80. Les travaux sur l’échantillonnage et la construction rythmique élaborés par des DJ’s comme Grandmaster Flash ou DJ Premier ouvrent alors la voie à de nouvelles formes d’expérimentations.

Le breakbeat, c'est-à-dire la rythmique spécifique au hip hop, va progressivement devenir l’élément central de morceaux instrumentaux qui donneront naissance au trip hop.

Le genre se nourrit également de tout un pan de la musique populaire de ces 40 dernières années : l’easy-listening ou lounge music (Scott Walker, Burt Bacharach, Erik Satie,...) , l’ambient (Brian Eno, Can,...), la musique symphonique et, la musique de film (Michel Legrand, Henri Mancini,...), pour leur côté mélancolique et dramatique, le free jazz (Sun Ra, Miles Davis,...), le dub/ragga avec les expérimentations sonores de Lee Perry, du label On-U-Sound,…

En 87, l’explosion de la house en Angleterre ouvre de nouvelles perspectives. Le  duo Coldcut (Matt Black et Jonathan More) compose les premiers titres entièrement basés sur des extraits d’autres disques : “ Beats & Pieces ”, “ Say Kids, What Time Is It ”,... Ceux-ci seront le déclencheur de nombreuses vocations avec la démocratisation de ces nouvelles technologies musicales.

En 1988, la vague acid-jazz(Galliano, Brand New Havies, le label Talkin’ Loud,...) réhabilite le funk des années 70, les bandes-son de Lalo Schifrin et les grooves jazz. Destiné essentiellement aux clubs, le genre s’essouffle et disparaît progressivement, malgré quelques soubresauts début 90 (Ronnie Jordan, US 3, Jazzmatazz,...), laissant derrière lui le champ libre aux expérimentations à venir.


Bristol : berceau du trip hop
 Géographiquement parlant c’est à Bristol que le trip hop voit le jour. Cette ville, située sur la côte ouest anglaise, dispose d’une scène spécifique bien loin des modes musicales de la capitale londonienne.

En effet, la ville a une longue tradition multi-culturelle et une forte communauté caribéenne. En dehors des circuits classiques, une scène dub métissé s’est développer dans le quartier de St Paul, la petite Jamaïque locale, et à travers plusieurs sound-systems tribaux.

Bristol compte également nombre de clubs de jazz, de rap, de reggae, d’indie ... moins obsédés par la mode que ceux de Londres, ce qui peut expliquer le caractère protéiforme de la musique qui y est produite.

Si l’on considère que le premier album de trip hop est le “Blue Lines ” de Massive Attack sortie en 1991, il faut néanmoins remonter 4 années en arrière pour observer cette gestation.

Ainsi, dès 1987, le collectif rap “Wild Bunch” démarre son activité sur une scène bristolienne en pleine effervescence. Outre le noyau dur de Massive Attack (Robert Del Naja alias 3D, Grant Marshall alias Daddy G et Andrew Vowles alias Mushroom), ce regroupement artistique comptait à l’origine des personnalités comme Tricky, Nicolette, Neneh Cherry et Nellee Hooper.

Pour l’anecdote, au moment de l’enregistrement de “Blue Lines”, Geoff Barlow (futur créateur de Portishead) et Simon Russell (futur créateur de Monk & Canatella) sont présents derrière les consoles de mixage.

Mais, ce n’est réellement qu’en 1994 que le terme trip hop fait son apparition grâce à un journaliste anglais, Dom Philips, du magazine Mixmag.

Les chefs de files du mouvement portent alors les noms de Massive Attack, Tricky, Portishead, DJ Shadow, DJ Vadim, Funki Porcini... Ces derniers remportent un vif succès auprès d’un public européen séduit par l'esthétique soignée et l'ambiance soul sur laquelle vient se greffer des rythmes syncopés.


Trip Hop labelisé !
Face à ce début de reconnaissance, une multitude de labels anglais se développe consacrant ainsi le genre. Citons le label incontournable Ninja Tune, monté en 1990 par le duo Coldcut (Matt Black et Jonathan More), qui produit les premières œuvres de Up Bustle & Out, Funki Porcini, DJ Vadim,...

Tout aussi important, signalons le label Mo’Wax fondé en 1992 par le DJ, James Lavelle, qui gagnera ses lettres de noblesse grâce à des artistes comme DJ Shadow, La Funk Mob, DJ Krush, Air,... Pour se faire une bonne idée des artistes de ce label écoutez donc la quadruple compilation CD “Headz2” regroupant quelques 54 titres !

Dans la même veine, le label Pussyfoot est créé en 1993 par Howie Bernstein grand gourou de studio ayant entre autres assuré la production des albums “Pop” de U2 et “Homogenic” de Björk. Outre de très bonnes compilations maison comme “Best Foot Forward” ou “Pussy Galore”, le label d’Howie B propose les albums de ses artistes maison comme Naked Funk, Spacer, Sie, Dobie,...

A cette liste, il faut bien sûr rajouter des labels comme Octopus, Pork, Grand Central, Compost (Munich), Wall of Sound, l’inévitable Cup of Tea,… et des artistes comme Morcheeba, The Aloof, Pressure Drop, Sneaker Pimps, Broadcast, Esthero, Jay Jay Johanson, Crustation, Jimi Tenor, Moloko, Archive,...


La touche française
Si les Anglais sont les principaux instigateurs du mouvement, les musiciens Français proposent leur propre interprétation du trip hop en puisant leur inspiration auprès de musiciens tels que Michel Legrand, Valdimir Cosma, Michel Colombier,…

Dans les 90's, des artistes tels que DJ Cam, The Mighty Bop, Air, Imhotep, Doctor L, Bang Bang, ou Kid Loco sont plus connu, et reconnu, à l’étranger que dans l’hexagone.

Quelques labels français se distinguent par leurs productions raffinées, entre hip hop et pop, à l’image de Yellow Productions, Artefact, Source, Inflammable, French Motel,...

Florian S
Photo : DR

5.20.2006

Harlan Coben, Ne le dit à personne

Trois questions au maître du suspense Harlan Coben sur l’adaptation de son roman Ne le dis à personne au cinéma par Guillaume Canet.

Trouvez-vous que le film est fidèle à votre livre ?
Harlan Coben : Oui, même si mon roman se passe à New York alors que le film de Guillaume se situe à Paris. Le livre n'est pas un film et le film n'est pas un livre donc ils doivent être différents. Mais, pour en avoir parlé avec Guillaume et le scénariste Philippe Lefèbvre, je trouve qu’ils ont vraiment réussi à restituer l'esprit et l'essence même de mon roman.

Avez-vous d'autres adaptations en cours de développement ?
En fait, ma série avec Myron Bolitar (Fleuve Noir et Pocket) va être adaptée par les studios hollywoodiens Sony-Columbia et le producteur qui vient de terminer l'adaptation de Da Vinci Code. Le script est en cours d'écriture et l'on verra bien ce que cela va donner… J'essaye de ne pas trop y attacher d'importance. Mon job, c'est d'écrire des livres et une fois les droits vendus, c'est à ceux qui les ont acquis de se soucier de l'adaptation cinématographique.

Votre écriture est quand même très cinématographique…
Oui et non. Je n'écris pas intentionnellement dans ce sens. Si le lecteur voit un film lorsqu'il lit mes livres, tant mieux, mais je n'écris pas de scénario, j'écris juste des livres.

Propos recueillis par Laurent Gilot
Photo : DR