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4.01.2010

Fortune, Staring At The Ice Melt, disque d’or

Le premier album des français de Fortune, « Staring At The Ice Melt », nous replonge littéralement dans les ambiances pop 80’s tout en sonnant tellement actuel. Nous avons voulu en savoir plus sur ce disque avec le chanteur et multi-instrumentiste Lionel Pierres.

Dans quelles conditions avez-vous enregistré votre premier album ?
Lionel Pierres : Tout s’est fait au studio Le Hameau, au Mans, qui a été créé par un ancien programmateur de la Flèche d’Or. La composition de l’album proprement dit s’est étalée sur presque deux ans et nous sommes restés trois semaines en studio. Pour le mixage, on a travaillé avec Stéphane « Alf » Briat. D’un point de vue instrumental, nous sommes des touche-à-tout et chacun peut jouer de plusieurs instruments.

Est-ce que que vous commencez par travailler sur des machines avant de reproduire en studio vos compositions ?
En général, je travaille sur les compositions avec Pierre. On habite à Paris mais on s’envoie les morceaux par mail afin d’échanger plus rapidement. Chacun rajoute des choses par rapport au morceau original. On travaille tous les deux sur la structure et les arrangements. Après, en répétition, on bosse avec notre batteur, Hervé Loos, sur les rythmiques.

Quel est votre équipement ?
Chez nous, nous avons juste des micro Korg qui nous permettent de composer d’une manière basique. Au studio, nous nous sommes pas mal servis des synthés que l’on a eu à notre disposition : un Moog-rock, un Pro-One, un Voyager, un SH-1 ou un Clavinet, que l’on a beaucoup utilisé.

Sur « Staring At The Ice Melt », il y a un peu une volonté de réhabiliter le son des années 80…
En fait, on ne s’est pas dit que l’on allait essayer de copier le style de ces années-là. On a beaucoup d’influences rock, indie rock et également techno, c’est ce qui donne le son de Fortune. D’un autre côté, on aime beaucoup certaines formations 80’s comme Blondie ou les Talking Heads. C’est une période musicale où tous les genres se mélangeaient, que ce soit le hip hop, le disco, l’electro, et c’est cette mixité que l’on a voulu retrouver sur l’album.

Sur scène, est-ce que vous essayez de reproduire le plus fidèlement possible les morceaux du disque ?
Pour le moment, on est proches des versions originales mais, de plus en plus, on essaye de faire des versions « extended ». Il y a certaines parties que l’on joue de manière différente d’un concert à l’autre. On essaye d’élargir de plus en plus le spectre des morceaux, c’est en tout cas notre volonté.

Laurent Gilot

Fortune, « Staring At The Ice Melt » (Disque Primeur/EMI)
Sortie le 5 avril 2010