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2.06.2012

Of Montreal, Paralytic Stalks, en apesanteur

Comme son nom ne l’indique pas, Of Montreal est originaire d’Athens, dans l’état de Géorgie (USA), et sort aujourd’hui son onzième album, « Paralytic Stalks », aux teintes pop et psychédélique. Focus.

En 2010, Of Montreal sortait « False Priest », une œuvre dense et folle enfantée par Kevin Barnes, le leader d’une formation à géométrie variable. Un an plus tard, c’est « Paralytic Stalks » qui lui répond et qui n’est pas sans rappeler le travail d’un certain Beck, dans l’esprit. D’ailleurs, au petit jeu des références musicales, Barnes ne cherche pas à cacher ses influences : Il cite volontiers Parliament, Prince, David Bowie, Sly And The Family Stone et Stevie Wonder. « Mais, je ne crois pas que notre musique ressemble à tout cela » précise-t-il. C’est qui est vrai et faux à la fois. En tout cas, il est difficile de décrire avec précision les compositions d’Of Montreal car elles piochent volontiers dans les œuvres des grands artistes cités ci-dessus tout en rendant invisibles les coutures. La particularité de cette musique est qu’elle semble coincée dans une bulle spacio-temporelle qui irait de la fin des années 60 au début des années 70. En fait, ce genre d’exercice de style tient de l’exploit, en particulier quand tout sort d’une seule et même tête : celle de Barnes. En effet, ce dernier est à nouveau aux commandes de ce bolide pop-soul psychédélique dont il a réalisé toutes les étapes : depuis l’écriture des chansons jusqu’à la production dans son propre studio, le Sunlandic à Athens. Pour la première fois dans l’histoire du groupe, Kevin a fait appel à des musiciens de studio pour l’accompagner dans son périple sonique. « Il y a certains passages dans ce disque qui sont très différents de ce qu’Of Montreal a produit jusqu’à présent », précise Barnes. « C’est un peu plus ésotérique et je ne crois que cela va plaire à tous ceux qui suivent le groupe. J’ai constaté que beaucoup de personnes avaient un problème avec certaines ambiances de « Paralytic Stalks » alors que d’autres aiment vraiment ça. Beaucoup de disques sont aujourd’hui formatés, tu ne t’attends jamais à écouter un album dans sa totalité, personne ne le fait. Avec « Paralytic Stalks », je voulais créer quelque chose qui soit comme une expérience qu’on aurait envie d’écouter du début jusqu’à la fin, que l’on ressente une profonde connexion avec cet univers sonore. La plupart des chansons sont assez intimes et flirtent avec la confession.» Dans une vidéo promotionnelle, on ne s’étonnera donc pas de voir le groupe jouer ses morceaux phares sur l’autel d’une église, en costume et maquillage blanc, comme pour mieux souligner le côté cosmique de cette musique qui communique avec les anges du passé et du présent.

Texte : Laurent Gilot
Photo : Patrick Heagney

Of Montreal, Paralytic Stalks (Polyvinyl)
Sortie le 8 février 2012

Of Montreal, Paralytic Stalks, video preview

6.19.2006

Franz Ferdinand, You Could Have It So Much Better en DVD


Oyez ! Oyez ! L'un des groupes de rock les plus (rapidement) rentables de l'industrie du disque est de retour avec un second album, "You Could Have It So Much Better" et un DVD regroupant, entre autres, des performances live éclatantes. De quoi faire un bon tour de Franz.

S'il faut reconnaître un mérite à Franz Ferdinand, c'est celui d'avoir su résister à la pression engendrée par l'énorme succès qui a suivi la sortie de son premier album éponyme en 2004. Celle-ci aurait pu avoir la peau du groupe de Glasgow. On en veut pour preuve le concert donné au Zénith de Paris en novembre 2004. Alors que tout le personnel de la maison de disques s'était déplacé pour remettre un disque d'or aux quatre Franz, ces derniers ne pensaient qu'à une chose : se quereller en coulisses. "C'est vrai que j'ai songé à quitter le groupe", confesse Nick Mc Carthy, le guitariste. "J'y ai beaucoup réfléchi à ce moment-là. Je me demandais vraiment si ça valait le coup de continuer. Nous avons vécu ensemble 24h/24h pendant un an et nous commencions sérieusement à nous taper sur les nerfs les uns, les autres." Mais le groupe réussit à surmonter cette épreuve et calme le jeu en choisissant de se mettre au vert, dans une maison de campagne écossaise, pour concevoir une suite digne à son premier opus. Écrire, enregistrer et boire sont alors les principales activités du quatuor qui enregistre pas moins de treize titres en six mois. Un Mercury Prize, deux Brits Awards et 3 millions d'albums vendus plus loin, l'enthousiasme et la fougue sont intacts, toujours au rendez-vous. "En fait, nous sommes à nouveau redevenus ces quatre garçons simples venus de Glasgow. Nous avons laissé derrière nous tout le cirque médiatique qui entoure Franz Ferdinand", explique le guitariste-chanteur Alex Kapranos. Et lorsqu'on lui demande ce qui a pu inspirer le groupe lors de l'enregistrement de "You Could Have It So Much Better", il précise : "Nous étions très branchés R'n'B même si notre musique n'a pas grand chose à voir avec le genre. L'énergie, la précision et l'inventivité de certains disques sont vraiment incroyables. C'est important d'écouter des styles différents, notre musique peut ainsi s'en nourrir tout en conservant son originalité." Et surtout, n'allait pas croire qu'il existe une recette du succès garantit pour Franz Ferdinand. Alex : "Si, au moment de l'enregistrement de ce disque, on s'était dit qu'il fallait absolument composer 4 hits singles, nous aurions probablement écrit des trucs merdiques. Je me souviens que lorsque nous avons formé le groupe, on faisait les choses dans notre coin sans nous soucier de ce qui se passait autour. C'était vraiment ça qui nous distinguait et c'est à nous de cultiver cette différence." Et cette différence, on l'entend tout au long de ce second opus qui tient parfaitement ses promesses, entre hymnes imparables ("Do You Want To", "You're The Reason I'm Leaving", "The Fallen"), rock nerveux ("Evil And A Heathen", "This Boy") et ballade pop ("Walk Away"), alors que le DVD, quant à lui, regorge de surprises en tout genre.

Texte : Laurent Gilot
Photos : DR

Franz Ferdinand "You Could Have It So Much Better", DVD Franz Ferdinand (Domino/Pias)
www.franzferdinand.co.uk