Interview : Naïve New Beaters

La Onda, vague electropicale

Interview : Breakbot

By Your Side, une petite faiblesse qui vous perdra...

Album du mois : Sinner DC, Future That Never Happened

Parfaite petite ôde rétro-futuriste sur le label Mental Groove...

Focus : Two Door Cinema Club

Beacon, une livraison quatre étoiles...

Fluo Girls

The girls who shine in the night...

1.14.2013

Da Sexuality, Black Clothes (Official video)

Comment chanter une chanson qui parle de vêtements noirs sur des sonorités new wave electro tout en montrant des images d'un voyage du sud au nord de la côte ouest des Etats-Unis en charmante compagnie ? C'est l'équation que semble avoir résolue le duo du sud-ouest de la France. Le musicien toulousain Exx et le graphiste-producteur d'Auch Arch’R ont concocté la parfaite chanson capable de plaire au plus grand nombre. On les attend sur les pistes de danse avec le Ep "Darling Effect" dont la sortie est prévue en mars de cette année...

SGL

www.dasexuality.com

Ra Ra Riot, Beta Love (Barsuk Records)

Si vous recherchez un rayon de soleil en pleine brume hivernale, il y a de grandes chances que vous soyez obligés de chausser des lunettes opaques pour vous protéger de la nature incandescente de ce "Beta Love". En effet, la formation new yorkaise s'est donnée pour mission de repeindre couleur arc-en-ciel le gris délavé de notre quotidien. Trois notes de synthé, une basse sautillante, des rythmes de batterie souples, quelques accords de guitare et des mélodies vocales bien ficelées suffisent à construire des petites merveilles de pop-songs estivales. Sur des structures plutôt ramassées, et qui vont à l'essentiel en moins de 4 minutes chrono, Ra Ra Riot remplit parfaitement son job avec son electro pop-rock à l'optimisme contagieux, le tout accompagné de textes pas forcément bêtement joyeux ("Binary Mind", "When I Dream"). Il paraît que le groupe tire son inspiration du romancier cyberpunk William Gibson et de l'informaticien-futurologue Raymond C. Kurzweil. Tout un programme ! En matière d'influences musicales, Ra Ra Riot furète du côté d'Electric Light Orchestra, Robert Palmer (voir le clin d'oeil au fameux "Johnny And Mary" sur le final de "I Shut Off") ou Vampire Weekend. Au final, "Beta Love" est un troisième disque hédoniste bienvenu en cette période de crise du climat.

Laurent Gilot

Ra Ra Riot, Beta Love (Barsuk Records/Differ-ant)
Sortie le 22 janvier 2013
www.rarariot.com

Ra Ra Riot, Beta Love, official video

12.20.2012

Merry Christmas and a Happy New Year

Toute la rédaction de Fluo Magazine vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année. A 2013 !

12.11.2012

Paul Kalkbrenner, Guten Tag (Muzik)

Y-a-t-il eu concertation (ou émulation) familiale ? En effet, le disque de Paul sort deux mois après celui de son frère Fritz. Si ce n'est pas le cas, il faudra que les deux frangins pensent à mutualiser les coûts, du studio aux relations presse. En revanche, différence notoire par rapport à Fritz, Paulo, lui, ne donne pas de la voix. Silence complet. Mais, côté beats, ça envoie du lourd, souvent tout en finesse et retenu. Échos dub, accords synthétiques sautillants, basse ronde ou grondante, Paul utilise tous les arguments à sa disposition pour faire valoir les siens, d'arguments. Après tout, dans les années 2000, il n'a pas atterri par hasard au sein du label BPitch d'Ellen Allien. Avec son huitième album, le deuxième sous sa propre structure, Kalkbrenner affiche sa spécificité régionale en dévoilant un tracklisting tout en Allemand. Dans ce "Guten Tag", il y a des ambiances un peu sombres ("Spitz Auge"), d'autres plus lumineuses, voire insouciantes ("Das Gezabel") pour un disque qui est un très bon cru, même s'il ne fait guère bouger les frontières d'un genre qui a très peu évolué en 22 ans.

Marcus S

Paul Kalkbrenner, Guten Tag (Muzik)
Sortie le 30 novembre 2012

Paul Kalkbrenner, Das Gezabel, official video

11.18.2012

RNDM, Acts (Monkeywrench)

Fondé par un ex-Pearl Jam, le bassiste Jeff Ament, RNDM réunit  autour de ce dernier le chanteur Joseph Arthur et le batteur Richard Stuverud pour former un trio qui livre aujourd'hui sa première carte de visite. Dès le début de "Modern Times", on se retrouve plongé dans l'ambiance des productions rock-grunge du début des années 90. La basse tricote habilement, le chant est délié et les guitares doucement saturées. RNDM joue sur les contrastes et les ambiances d'une façon très modérée, pas du tout adeptes des montagnes russes les trois américains. Sur "The Disappearing Ones", la formation fait monter la sauce et délivre un refrain bien monté en épingle avant de regagner les forêts du Montana pour un "What You Can't Control"  langoureux, dans la plus pure tradition rock-folk américaine. "Hollow Girl" fait un peu penser à la cover de "I Will Survive" de Cake avec son chant un poil débraillé, son refrain très entraînant et son final en blues préhistorique. Une vraie réussite. "Look Out !" et "Throw You To The Pack" sont les titres les plus "énervés" de ce disque, même si n'atteignons pas ici l'intensité d'un Queen Of The Stone Age, par exemple. Avec la ballade "New Tracks", on se rend bien compte, une fois de plus, que l'objectif de RNDM n'est pas de faire parler la poudre mais d'installer des atmosphères, de dévoiler un songwriting qui pioche, avec aisance, dans cinquante années de musique américaine.

Laurent G

RNDM, Acts (Monkeywrench-One Little Indian Records)
Sortie le 30 octobre 2012


rndmband.com

RNDM, Modern Times, official video


11.17.2012

Crystal Castles, III (Mercury)

Alors que l'opus II était soit plus noisy, soit plus pop, ce troisième du nom se situe pile dans un entre-deux salutaire car non répétitif. Cette fois-ci, le duo a choisi d'enregistrer son nouveau disque en Pologne, sans l'assistance de samplers et autres, dans des conditions live et sur bandes. Ceux qui sont attentifs au parcours de Crystal Castles depuis le début savent que, si le duo utilise ses synthétiseurs comme des guitares, il n'a jamais chercher à flatter son auditoire, à flagorner au delà du raisonnable pour passer en radio. La recherche du tube dance ne l'intéresse pas, c'est plutôt le versant obscur du genre qui le préoccupe, celui qui a été exploré par l'indus, la synth-punk ou l'electronica malade de certaines productions du label Warp. En même temps, Crystal Castles aimerait produire de belles petites pop songs mais cette volonté se trouve altérée, contrariée. Le groupe a écouté la happy trance des 90's ("Wrath Of God"), l'euro-dance d'il y 20 ans ("Sad Eyes"), le R n' B des 00's ("Affection"), peut-être Nina Hagen ("Pale Flesh"), et il restitue ces influences à travers son propre filtre, sa sensibilité assez unique. La voix d'Alice Glass fait, à nouveau, l'objet de toutes les attentions. Ethan Kath (claviers et prod) la triture, la malaxe, la pitch, la duplique, lui fait subir les pires outrages. Dans le genre beau-bizarre, l'Afrique à Die Antwoord, la France Kap Bambino, les Etats-Unis Adult. et le Canada Crystal Castles.

Laurent Gilot

Crystal Castles, III (Mercury)
Sortie le 19 novembre 2012

www.crystalcastles.com/

Crystal Castles, Wrath Of God

Crystal Castles, Plague, official video

11.14.2012

Tiga, Non Stop (Different)

Le DJ-producteur canadien ne s'arrête jamais. Encore trop de sensations à emmagasiner dans ce petit corps à l'appétit sonique gargantuesque. Tant pis s'il faut déposer des rondelles de concombre derrière ses sunglasses (at night) après avoir posé des vinyles toute la nuit. Les derniers mixes de Tiga remontent au Dj Kicks de 2002 et au volume 5 de "Inthemix" de 2005 (en compagnie du DJ Ajax). Presque une éternité. Après un départ en douceur sur les mélodies vocales de Kindness, on attaque le versant de l'electro acidifiée avec 4E et AFX (aka Aphex Twin). Sur l'inédit "Plush", Tiga continue de reprendre à son compte l'état d'esprit sexy, minimaliste, hypnotique et technoïde de la maison Gigolo. Puis, Duke Dumont fait l'effet d'un puissant hallucinogène dans notre conduit auditif avec une sorte de rap-house effondrée sur lui-même. Plus loin, Marco Carola se souvient des années 90 (tout comme Tiga avec l'inédit "The Picture"), un peu comme si Dee Lite rencontrait Carl Craig (à l'époque, bien entendu). L'autre inédit du DJ, "Track City Bitch", s'enchaîne parfaitement et démontre, si besoin en était, que l'oreille du canadien est aguerrie quand il s'agit de combiner différents univers à priori antinomiques. On ne lui en demande pas plus pour faire notre bonheur.

Sibylle GL

Tiga, Non Stop (Different-Pias)
Sortie le 12 novembre 2012

www.tiga.ca/

Tiga, Plush, video audio


11.07.2012

Proxy, Music From The Eastblock Jungles - Part 1 (Turbo)

A force de faire des allers et retours à Berlin, il fallait bien qu'un jour Tiga s'intéresse à ce qui se passe un peu plus à l'est de notre vieille Europe. Avec le russe Proxy, il signe sur son label Turbo une belle machine chromé qui file dans la nuit comme un bolide fou que rien ne semble pouvoir arrêter. Techno, electro, dubstep, house, EBM, rave music, les genres défilent entre les mains du jeune producteur qui prend le dancefloors par les c******s, si je puis dire. En effet, "Music From The Eastblock Jungles" ne cherche pas à faire dans la dentelle, quoi que... Beaucoup de morceaux ("Raven", "Junk"...) semblent conçus pour en découdre avec le danseur inconscient perdu dans le noir au milieu des stroboscopes, comme si Proxy avait été élevé aux raves techno clandestines des années 90, aux sons de Prodigy et qu'il cherchait à en retrouver le parfum transgressif. Puis, il y a ces morceaux maladifs ("Raja Ganja") qu'il faut oser balancer à la face du monde, sans peur de vider la piste de danse. Ce premier volet se termine par la BO d'un film fictif (l'inédit "Abyss") qui n'a rien à voir avec le fameux film de James Cameron et qui pourrait parfaitement illustrer une course poursuite urbaine entre Batman et le Joker. A suivre en février 2013 avec la sortie de second volume de cette palpitante collection.

Marcus S

Proxy, Music From The Eastblock Jungles - Part 1 (Turbo-La Baleine)
Sortie digitale le 5 novembre 2012
Proxy, Music From The Eastblock Jungles - Part 1 & 2 (Turbo-La Baleine)

Sortie physique le 11 février 2013

fr-fr.facebook.com/turborecordings

Proxy, Music From The Eastblock Jungles, video

10.30.2012

Kreidler, Den (Bureau)

Les allemands ont toujours affectionné les ambiances du Krautrock, si tant est que l'on puisse dire qu'il existe quelque chose d'établi à ce niveau-là. En tout cas, comme à l'accoutumée, et pour la onzième fois, point de difficulté à rentrer dans l'univers ouaté et doucement chaloupé de Kreidler ("Sun"). Même un titre (pourtant évocateur) comme "Deadwringer" ne possède aucune face tranchante. Les structures sont déliées et nous conduisent progressivement vers des tempos plus appuyés mais toujours suffisamment aérés pour que l'on s'y sente bien. À l'instar de Kraftwerk ou NEU!, Kreidler joue sur la répétition qui entraîne l'hypnose des sens ("Rote Wüste", "Cascade") en partant des sons d'instruments classiques plus ou moins trafiqués (guitare, basse, batterie et clavier). Cet sorte de jazz-rock electro glisse progressivement vers l'obscurité pour finalement explorer les terres de l'electronica rêche. Les sons raclent un peu plus qu'au début et les ambiances se font légèrement plus inquiétantes ("Celtic Ghosts"), voire glaciale ("Winter") jusqu'à l'arrivée de samples d'un tir de mitraillette dont les agencements font penser à un "Money" (Pink Floyd) en plus anxiogène. Fascinant.
Laurent G

Kreidler, Den (Bureau-La Baleine)
Sortie le 10 octobre 2012

Kreidler, Den, official video